Mélissa
Je m'appelle Karine et j'ai 16 ans. Je suis en Seconde et j'habites aux environs de Nice, à
côté d'une rivière.
Tout ce passe très bien dans ma vie, la famille, les potes... ainsi qu'avec ma meilleure
amie depuis toujours, Mélissa.
Elle n'a pas eu une vie facile depuis un certains temps car ses parents ont divorcé. Elle
était très attachée à eux, ce qui lui a fait un gros choc lorsqu'elle a su qu'ils divorcaient.
Puis elle s'est éloignée de son père et est toujours restée avec sa mère.
Elle travaille bien à l'écol, à pleins de potes et un petit copain nommé Joshua, qui, lui, à
18 ans.
Un jour, sa mère a ramené un homme chez Mélissa. J'étais avec elle lorsqu'elle nous l'a
présenté. Il s'appelait Karl et avait 45 ans.
Il était plutôt pas mal, mais faisait des blagues un peu noires à propos du sexe avec
Josianne, la mère de Mélissa.
Le lendemain au bahut, Mélissa n'était pas là ce ne lui arrivait guère souvent. Le soir, je
l'appelais sur son portable mais elle ne répondait pas.
Au bout de 3 jours d'absence, je me suis rendue chez elle.
C'est Karl qui ouvra :
"- Tiens ! Tu dois certainement être Karine. On m'a beaucoup parlé de toi ! C'est vrai que
tu es plutôt mignonne !!!
- Euh... pardon de vous déranger mais je voualis savoir si Mélissa était là ?
- Elle est malade, et a demandé à ce que personne ne la dérange ! répondit-il très
rapidement.
- Mais je suis sa meilleure am..."
La porte se ferma en claquant.
Je n'aimais vraiment pas ce type !
Le jour d'un examen, Mélissa était enfin revenue ... avec une mine affreuse. Elle était
pâme, fatiguée, avec des cernes noires autour des yeux.
Elle me faisait presque penser à ... un fantome !
A la fin de l'examen, j'étais toute fière de moi de l'avoir réussi.
Je me mis à chercher Mélissa, qui était soudainement partie, quand je croisai Joshua :
"- Tu ne sais pas où est passé Mélissa par hasard ??? dis-je, inquiète.
- Je l'ai vu aller vers chez elle mais ensuite elle est passée dans une sorte de
passage ... " me dit-il, en haussant les sourcils.
La sonnerie retentit : c'était la fin des cours.
En rentrant chez moi, je passais devant la rivière qui était très sombre ce soir-là... puis
sur un petit îlot où se trouvait une forêt, s'envolèrent des millions d'oiseaux très
subitement... ce devait être un renard ou quelque chose d'autre qui venait chasser, rien
de plus.
Cette nuit-là, mes rêves étaient très bizarres... comme des flash d'images de la rivière
sombre, ensuite de Mélissa et moi à cinq ans en traint de jouer, puis ... un coûteau taché
de sang étendu dans l'herbe !
Je me réveillais aussitôt. Je transpirais et j'avais les yeux grands ouverts que je pouvais
contempler dans le miroir face à mon lit. Mon corps était envahit de frissons. Je ne
pouvais pas me rendormir... la peur de refaire ce cauchemar me hantais...
La lune faisait entrer ces rayons dan sma chambre et en éclairait les moindre recoins.
J'avais moins peur maintenant mais je ne pouvais toujours pas me rendormir...
Le lendemain, j'étais debout à 5 h 00. J'avais très mal à la tête et tout me semblait
brumeux. Je ne savais même plus où j'étais ! Ma mère entra dans la chambre, un peu
affolée :
"- Tu as fait de drôles de bruits cette nuit ... on aurait dit que tu avais vu un OVNI ! "
Je ne répondis pas. Je me préparais por aller en cours.
"-Tu es sûre que tu veux allée en cours ??? Tu as une mine affreuse...
- Oui.
-Mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée...
- Je t'es dit oui ! dis-je, brusquement.
- Très bien. Si tu as un prblème, n'hésites pas à m'appeler ! "
En fait, je ne voulais pas aller en cours. Je n'étais vraiment pas bien. La seule chose qui
me fit me lever pour y aller était Mélissa. Je voulais pertinement savoir ce qu'elle avait !!!
Après tout, je suis sa meilleure amie, non ? J'ai le droit de savoir ce qu'elle a pour pouvoir
l'aider en retour !
ALors je me rendis au lycée, espérant qu'elle y soit déjà où qu'elle allait arriver ! Les
questions dans ma tête se bousculaient sur ce qu'il pouvait bien lui être arrivée...
La sonnerie retentit et je dûe rentrer.
"- Johanne ?
- Présente !
- Pierre ?
- Présent !
- Karine ?
- Présente. dis-je d'un ton lugubre.
- Mélissa ? "
Et toujours personne ne répondait.
J'étais lasse de voir toujours le bureau devant moi qui était vide, une chaise qui y était
soigneusement rangée et qui n'avait plus d'âme. Je suis lasse de ne plus voir sa petite
bouille trop choutte que j'aime tant, imitant des signes pour me demander l'heure qu'il
était ou si elle était bien coiffée ...
"- Karine ! dit Mr Penault, mon professeur d'Histoire, d'une voix froide.
- Oui ?
- Ca fait 3 fois que je t'interroges ! Tu es toujours dans tes petits nuages à ce que je
vois ! Ca ne m'étonnes pas que tes résultats soient si faibles. Et puis chez toi, tu ne fais
rien de tes journéesà part sortir dehors et faire la fête ! Je me demande même si tu as un
bureau dans ta chambre ! Ah mais oui c'est vrai ! Une fille comme toi sais déjà tout !( dit-
il en se moquant de moi ) Tu n'as pas besoin de travailler, tu es tellement intellige...
- Bon c'est bon vous avez finit là de vous acharner sur moi ?"
Tous les regards se tournèrent vers moi.
"- Vous croyez que vous êtes parfait, vous ? Non, je suis désolée de vous le dire. Non
vous n'êtes pas parfait et vos cours non plus ! D'ailleurs, ces cours de merde ! Vos cours
sont comme vous : ils ne servent à rien !
Au fait, pour ce qui est de faire la fête, vous devez bien vous éclater avec Jasmine
SMALLINE ! Et oui Romain. Mr PENAULT fait des parties de jambes en l'air avec ta mère !
Ca doit vous en mettre un coup ca, hein Mr PE...
- Quoi ? Vous vous tappez ma mère ? Espèce de Salopard !
- Et voilà ! Alors Mr PENAULT ? Quel est le plus imparfait des deux ???
ALors avant de me critiquer, critiquer vouv vous même ! " dis-je en m'énervant
franchement.
Mr PENAULT, blanc comme du linge, s'effondra sur son bureau.
"- C'était bien joué ça Karine !!! " dit Julien, un de mes potes de la classe.
Lorsque tous les cours furent terminés, je me rendis à nouveau chez Mélissa.
Je sonnais. La porte s'entrouvrit légèrement. Deux yeux noirs sortirent pour me regarder.
"- Mélissa ?
- Qu'est-ce que tu fais là?" dit-elle d'une voix glacée.
- Je voulais te voir ! Je ... je peux rentrer ???
- Non ce n'est pas une bonne idée !!!
- Je t'en pris Mélissa !!! Il faut que tu me dises ce qu'il se passe !!! Je peux t'aider !!!"
A l'intérieur, tout était noir, je ne voyais pas le visage de Mélissa. Elle ouvrit la porte. Je
pus voir sur elle une sorte de voile qui ne laissait apercevoir que ses yeux. Elle était
habillée de polaire et de choses très chaudes de la tête au pied alors qu'on était en été.
"- Putin mais qu'est-ce qu'il se passe ? dis-je en m'inquiétant.
- Rien ! Rien qui ne valle la peine de venir me voir !
- Mais qu'est-ce que t'as ???
- Je ne sais pas, je ne sais plus... "
Un bruit de porte claquante se fit entendre.
" MéLLISSA !!!"cria Karl.
- Sors vite ! Ne reviens plus ici. Adieu ! "
Puis la porte se referma à nouveau à mon nez.
Le soir, j'étais allongée sur mon lit et je repensais à Mélissa.
Quel était son secret, son problème ?
Pourquoi portait-elle tous ces vêtements ?
Pourquoi m'a-t-elle parlait méchament ?
Voulait-elle tout simplement couper nos liens d'amitié ?
Toutes ces questions me trottaient dans la tête.
Un bruit bizarre retentit sur l'îlot. Je le penchais à ma fenêtre et le contempla. Même
registre : les feuilles frissonnaient et les oiseaux s'envolaient en poussant des cris
stridents. Je me couchais et m'endormis aissitôt.
Je regardais ma fenêtre et comme si je volais, je la traversait et je survolais la rivière
jusqu'à l'îlot. Je descendis à terre et je marchais en me servant de bruits pour guide. Puis
je me trouvais face à face avec Mélissa mais celle-ci semblait ne pas m'avoir vu.
"- Mélissa ? "
Elle ne me répondis pas. J'étais comme invisible pour elle. Elle s'agenouilla à terre et
creusa. Mélissa sortit une chaîne avec une grande croix au bout avec Le Christ dessus.
Cette croix, elle l'a serra très fort contre elle. Puis elle sortit une magnifique boîte du sol
et pris une clé qu'elle avait caché dans le tronc d'un gigantesque arbre. Elle se mit à
pleurer à grosses larmes et ouvrît la boîte. Sans en voir le contenu, je vis dans ses yeux
une lueur étincelante commes i cette boîte contenait un objet très brillant. Puis d'un
soupir de courage, elle tendit la main vers l'objet en question. Un manche d'or apparut
d'entre ses doigts. J'étais stupéfaite de la beauté de celui-ci. Mais une lame pointue vînt
troubler mon émerveillement.
Elle se rapprocha de l'eau et souleva la manche d'une longue robe blanche que Mélissa
portait. Lorsque je vis l'état de ses bras de Mélissa, j'eus un sursaut d'angoisse. Mais
pourtant je ne faisais rien pour qu'elle arrête ce massacre. Ses avants-bras étaient
couverts de bleus et de snag et ses bras aussi.
C'est lorsque je vis aussi ses poignets que je compris pourquoi il y avait une lame. Mélissa
s'était faite violée et battre par Karl.
"-Mélissa, arrête !!! Je peux t'aider mais je t'en supplis !!!"
Mais la lame traversait déjà la peau du poignet pour transpercer une veine jusqu'à
l'éclater.
Je me réveillais en sursaut et sentit que depuis tout ce temps, je faisais des rêves
prémonitoires. Attendez une seconde ! Les bruits des feuilles, les oiseaux qui s'envolent...
elle est déjà là-bas !!!
Sur ceux, j'enfilais une robe de chambre, des pantoufles, et me précipitais vers ma porte
d'entrée. Dehors, il pleuvait mais cela ne m'arrêtais pas. Je courais, et courais sans cesse
jusqu'à arriver au pont de bois qui traversait la rivière, puis du pont, je sautais dans l'eau
pour nager vers l'îlot. J'essayais de faire le moins de bruits possible en contournant les
arbres et les feuillages.
Mais par mégarde, je tombis dans l'eau et avant que je n'eus le temps de dire "arrêtes !" à
Mélissa, l'eau se troubla à mes pieds et devînt rouge de sang. Je me précipitais pour la
voir et, par stupeur, je la vis, le couteau dans la poitrine ainsi que les veines tailladées. Je
pris son poul mais plus aucune forme de vie ne semblait régner dans l'atmosphère. Je
poussais un hurlement de douleur et la pluie se mit à tomber. On ne pouvait plus
distinguer mes larmes de la pluie. Tout semblait s'arrêter autour de moi et ma meilleure
amie qui gisait à côté de moi, pâle, froide, les yeux grands ouverts et du sang coulant de
tous ses membres. C'était ma soeur, mon âme réincarnée, mais maintenant ce ne sera
plus qu'un merveilleux souvenir que je garderais d'elle. Le plus inoubliables des souvenirs.
Toutes les images de nous deux étant enfants se bousculaient dans ma tête. Des rires,
des pleurs jusqu'à ce hurlement de douleur que j'eus poussé. Tout semblait se rabattre
sur moi. Je l'aimais !
Puis le lendemain, tout le monde était réuni autour du corps de Mélissa puis lorsque la
porte de l'église s'ouvrit, Karl rentra.
"- Espèce d'enfoiré ! Tu as gâché ma vie à jamais !!! C'était ma soeur, tu n'avais pas le
droit de faire ça ... "
- Du calme poupée !"
Puis les policiers l'emmenèrent en prison.
Lorsque le cercueil fut installé au fond de la terre, c'était à mon tour de jetter quelque
chose pour qu'elle l'emmène avec elle. Ce quelque chose, c'était la boîte magnifique du
couteau où j'avais réuni toutes les photos que l'on avait prise ensemble ainsi qu'un papier
avec marqué en gros dessus:
" Jamais je ne t'oublierais.
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerais."
Lorsque nous rentrâmes, je voulus passer du temps au lac. Puis, sur l'îlot apparut deux
petites filles qui jouaient, chantaient et dansaient toutes les deux, main dans la main :
c'était Mélissa et moi lorsque nous étions petite. Puis, peu à peu, je me retrouvais seule a
danser et chanter. Mais là, je paressais heureuse d'être seule alors que tout ce que je
ressentais à cet instant n'était que de la tristesse et le mal de vivre.
Puis un papier tomba du ciel. Le même que celui que j'avais donné à Mélissa dans son
cerceuil.
Je le dépliais soigneusement et pus lire :
" Jamais je ne t'oublierais.
Je t'aime et je t'aimerais."
THE END.